Le secret de motivation enfin révélé d’un entrepreneur

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Comment être motivé au quotidien ? Tu t’es sûrement déjà posé cette question. Dans cet article un peu spécial, je vais te raconter mon histoire pour comprendre pourquoi je fais tout cela et d’où vient ma motivation.

Cet article participe à l’événement « Carnaval d’articles sur la motivation » du blog Dirige ta vie.

A ) Ne jamais baiser les bras, toujours se réajuster !

1) L’âge de l’affirmation

A l’origine

Je suis issu d’une famille de 3 enfants, étant le deuxième de la fratrie. Dès ma naissance, je figurais déjà parmi les enfants spéciaux car je suis né un 1er avril 1983. Tout le monde pensait à une blague !

Cela donnait le ton de la suite de ma vie.

J’ai grandi dans une famille d’employé de la fonction publique (pour mon père), ma mère ayant choisi de nous élever, mes frères et moi.

Nous n’avons jamais manqué de quoi que ce soit : nous avions toujours à manger et un toit mais pas question de rêver à des choses qui font rêver les enfants.

A ce titre, j’ai eu une enfance dans des conditions simples mais vraiment pas à plaindre.

Ma 1ère passion

Faisons un saut dans le temps.

J’ai 14 ans, scolarisé au collège dans un quartier HLM de la ville et pour la première fois de ma vie, on me demande ce que je veux faire comme métier plus tard. C’est une super opportunité pour moi d’exprimer ce que je veux.

Mais autant dire qu’à cet âge, peu d’enfants savent ce qu’ils veulent faire.

Peu importe, j’ai une passion : les jeux vidéos et l’informatique (du moins ce que c’était en 1997 !). Cela peut sembler lointain mais il faut rappeler qu’internet n’était pas aussi démocratisé qu’aujourd’hui, nous avions à peine le minitel à la maison !

Les 1ers obstacles

Avec toute mon insouciance et ma détermination, je fonce au Centre d’Information et d’Orientation, sensé avoir toute la connaissance !

J’allais vite déchanter ! Je m’adresse à la personne en charge d’accueillir et d’informer les personnes : “je voudrais travailler dans les jeux vidéo ! Quelle étude faut-il faire ?”

A cette époque, ces métiers n’étaient pas courant en France. Alors je vous laisse imaginer la tête de cette personne quand je lui ai dit ce que je voulais !

“Mieux vaut vous orienter vers des filières comme l’électricité, cette spécialité est dispensée dans le lycée le plus proche (15 minutes de bus) !”

Cette réponse ne me convenait pas d’autant que je voyais bien que je dérangeais cette personne avec mes questions et mes demandes qu’elle n’avait jamais eu auparavant.

Avec le recul, cette personne n’était pas formée ni informée sur le sujet de l’orientation scolaire et des métiers. Ce n’est pas sa faute mais c’est un constat.

Désillusion

Je ne lâche rien et je décide de chercher moi-même. Je passe du temps dans les CIO et les bibliothèques voisines mais je n’ai pas de moyen pour me déplacer alors tant pis, je voyagerai sans ticket de train ni de bus !

Je finis par trouver le chemin qui pourrait me mener à mon objectif, la réponse à cette question. Je trouve les études à réaliser, les écoles qui les dispensent. Ce sera donc le Canada !

Fier d’avoir trouver cela, j’en parle à mes parents. Je suis mineur et c’est bien eux qui prendront la décision finale. Impossible de faire quoi que ce soit sans cela.

“Le Canada ! Certainement pas !”

Je suis tombé de haut car j’avais enfin une réponse claire et précise à la question tout le monde nous pose mais cela n’était pas envisageable.

Aujourd’hui, je comprend la décision de mes parents : envoyer un enfant de 15 ans à peine à l’étranger, et surtout à 8h d’avion de là, impliquait une séparation et un coût (un prix) qu’ils ne pouvaient se permettre de dépenser (le low cost aérien n’existait pas encore et il faut encore penser à me loger, à me nourrir, à payer mes études).

Savoir se résigner

Après de nombreux échanges, j’ai du me résigner à abandonner ce projet. Mais pire encore, l’institution scolaire était parole d’évangile pour mes parents, j’ai donc dû m’orienter vers une filière electrotechnique, plus arrangeant pour tout le monde, sauf pour moi bien sûr.

A partir de là, j’ai eu une très mauvaise relation avec l’école pendant ma scolarité au lycée, ratant régulièrement les cours (des trimestres entiers !) mais j’ai tout de même eu mon bac sans forcer.

C’est à cette période que je fais la rencontre de la personne qui deviendra mon épouse plus tard.

2) Mes premiers salaires

Il faut bien démarrer par quelque chose

Désormais, j’ai 18 ans et pas question de me laisser guider par un système qui ne comprenait pas mes demandes.

Alors j’ai décidé de devenir autonome, de prendre mes décisions, d’assumer ma vie. J’ai stoppé ma scolarité le matin même de la rentrée et je me suis mis à la recherche d’un emploi, la voie normale apparemment, la seule que je connaissais.

Pas de souci, je vais de job en job par intérim. Un jour, je fini par décrocher mon premier CDI dans une grande surface de bricolage. Pas très fun mais cela me permet comprendre comment gérer son compte et son salaire.

Une rampe de lancement

Finalement en 2002, je change de d’entreprise et je suis embauché dans une grande entreprise française de distribution d’énergie.

Une situation particulièrement stable que tout le monde aimerait avoir.

Je rentre par la petite porte avec un emploi peu valorisant et peu payé (je relève les compteurs) mais cela me permet de trouver mon premier logement. Première mission accomplie à 19 ans ! Je suis enfin libre et indépendant et j’emmène ma compagne dans l’aventure !

Je n’ai que peu d’économie mais je suis très content de mener ma vie.

Les devoirs de la vie

Les années qui ont suivi ont vu de nombreux incidents de santé de ma compagne. J’ai plusieurs fois dû me réveiller en pleine nuit à 2 ou 3 h de matin car elle était dans un coma hypoglycémique.

Voici comment cela se passe presque à chaque fois. Je me réveille sans savoir pourquoi et je sens que quelque chose ne va pas. En un coup d’oeil, je vois qu’il y a un souci. Après une vérification de son niveau de sucre dans le sang, le constat est sans appel. Avec toute ma détermination, j’appelle immédiatement les pompiers et je m’assure qu’il n’arrive rien à ma compagne.

Une fois les pompiers sur place, il faut encore leur expliquer quels sont les symptômes, le taux de sucre, ce qu’elle a mangé, le nombre d’unité d’insuline injecté et à quelle heure. Un véritable interrogatoire mais je ne me défile pas !

Une fois tout cela au clair, les pompiers la transporte dans l’hôpital le plus proche, direction les urgences puis les soins intensifs. Ce service accueil les personnes dont le pronostic vital est engagé ou à risque. Il est 4h et j’arrive à l’hôpital. Je demande si je peux voir ma compagne. Elle est en salle 3. Je fonce ! J’attend le passage du médecin pour comprendre ce qui est prévu. Elle va rester en soins intensif encore plusieurs jours.

Il est 7h du matin, elle est entre de bonne main mais il faut que je me rende à mon travail. Ce jour-là, ce n’est pas possible, je suis au bout de mes forces. J’appelle mes encadrants pour savoir s’il est possible de passer cette journée en congé car je n’ai pas la force d’appliquer mon travail en toute sécurité (il me faut 45 minutes de voiture me m’y rendre et je conduis tout le reste de la journée). Non car les plannings sont établis 3 semaines avant. Je tiens tête et répond que je serai alors en arrêt maladie.

Les relations avec mes encadrants commencent à se dégrader à partir de là.

3) Le premier tournant de ma vie

Une formation intense

En 2003, j’entreprend, à mon initiative, des cours par correspondance pour me spécialiser. Je m’accroche comme d’habitude et j’obtiens un CAP et Brevet Professionnel qui me donnent un bagage supplémentaire dans l’entreprise.

Je fini par muter et changer de job. Rien de plus transcendant mais je quitte un environnement que je ne supportais plus.

Ce nouveau job me fait comprendre que je ne peux pas rester comme ça à regarder le temps passer et ne manger que des boîtes de raviolis.

En 2006, j’entreprend d’intégrer une formation complète que proposait l’entreprise : un passage d’exécutant à cadre avec une formation solide auprès de grandes écoles françaises. Mon DRH tentera de me dissuader de me lancer mais je reste déterminé et c’est lui qui cèdera à ma demande.

Je passe sans encombre le concours (20 sélectionnés sur plus de 100 postulants) et c’est parti pour 4 ans de formation et de cours !

Mes premiers pas en immobilier

Entre temps, nous vivons un moment tout particulier le 16 juin 2007 où nous nous sommes mariés. Cela donne lieu à de très bons moments pendant la plus belle journée de ma vie malgré nos faibles moyens.

J’obtiens mon diplôme d’ingénieur en 2010 et j’occupe un poste de manager dans mon entreprise. Cette année sera aussi celle qui verra l’un plus beau jour de ma vie : la naissance de ma première fille ! A partir de là, plus rien ne sera jamais comme avant. Je mène ma vie intense de salarié, de père de famille et de mari.

En 2011, nous décidons de réaliser notre premier achat : notre résidence principale. Notre appartement était devenu trop petit pour une famille alors comme nous voulons le meilleur pour notre fille (et nos futurs enfants), il était devenu indispensable de trouver un logement adapté. Nous achetons donc un pavillon.

Il est suffisamment grand avec un jardin pour que les enfants jouent comme ils le souhaitent mais il y a un impératif : il y a de nombreux travaux à prévoir.

C’est exactement à ce moment là que nous apprenons que mon épouse attend notre 2ème enfant.

Plus le temps d’attendre, il faut absolument que la maison soit rénovée au moins en partie pour qu’elle soit habitable. Pas possible pour nous de faire réaliser les travaux, nous n’avons pas les fonds, tout ou presque est passé dans l’apport du crédit. Il ne nous reste juste de quoi acheter les matériaux.

Pas de souci pour moi, je fonce et je m’attèle aux travaux après mes longues journées de travail jusqu’à 2h du matin parfois pour me réveiller le lendemain à 6h.

4) Une fin presque certaine

Un ange-gardien

C’est à ce moment-là que les ennuis de santé reprennent pour mon épouse et cela va s’avérer particulièrement compliqué.

Cette grossesse va l’emmener pendant la moitié du temps à l’hôpital (urgences, soins intensifs). Elle alternera 15 jours d’hospitalisation et 15 jours en bonne santé apparente à la maison.

Je vais désormais m’assurer que rien ne lui arrive lorsqu’elle est à la maison, être présent pour appeler les pompiers en cas de besoin, la rassurer lorsqu’elle se réveille à l’hôpital, compter sur le personnel médical pour prendre soin de mon épouse et du bébé, assurer mon travail salarié de manager et réaliser les travaux pour améliorer nos conditions de vie ! Sacré liste !

Le job de ma vie…ou pas !

Cette période va s’avérer particulièrement éprouvante tant physiquement que psychologiquement.

Mais ce n’est pas suffisant pour venir  bout de ma détermination à mettre ma famille en sécurité et leur garantir un avenir agréable et paisible.

En 2012, mon 2eme enfants verra le jour et nous l’accueillons dans de bonnes conditions. Les efforts ont payé mais mon corps lance des signaux d’alerte. Je connais quelques soucis de santé liés à l’hypertension artérielle ponctuelle et des dépressions.

En 2014, je suis muté sur un projet important pour l’entreprise où je serai en charge de la mise en œuvre opérationnelle et du déploiement à la maille France. Un gros challenge pour moi ! Je ne le sais pas encore à ce moment là mais ce job va radicalement changer ma vision de la vie.

Ne plus subir les événements

La suite m’amène travailler sur de longues journées avec le stress qui accompagne les projets importants : j’entretien des relations avec d’autres personnes de l’entreprise qui sont très souvent conflictuelles car chacun-moi y compris- campons sur nos positions. Nous devions tous respecter notre contrat en cours donc pas question de se laisser avoir.

Avec ce nouveau job, je travaille régulièrement de 3h de matin à 7h en plus de ma journée pour m’assurer d’être au rdv des différentes réunions.

C’est au même moment que  mon épouse est de nouveau enceinte et sa santé se dégrade. Mais cette fois pas question de revivre la même chose que la fois dernière d’autant que j’ai 2 enfants en plus à gérer.

Alors nous décidons de faire garder mon 2ème enfant de 2 ans par ses grands parents à 10 000 km de là. Je m’occuperai de notre première fille (elle va à l’école).

La fin d’une vie

Malheureusement, mon épouse va rapidement se retrouver hospitalisée alors même que notre fils est à 10 000 km d’ici.

Je fini par croire que le sort s’acharne lorsque je reçois un coup de téléphone. Mon fils a fait une crise d’épilepsie et est soigné à l’hôpital local. Il restera sujet à ces crise pendant encore 4 ans.

Ma motivation et ma détermination commence à s’éroder.

Avec mon travail de salarié qui m’empêche de prendre soin de ma famille comme je le voudrais, cela commence à faire beaucoup. Je tiens le coup tant bien que mal mais j’arrive à bout de force physique et psychologique.

C’est en novembre 2014 que je tente de me suicider en avalant une boîte entière d’anxiolytique puissant (près de 20 gélules), ne supportant plus la situation.

Par chance, cela n’a pas marché mais je reste particulièrement affaibli. Personne ne s’aperçoit de mon état de santé mais je n’en parle pas non plus par peur du regard et des réactions des autres.

B) Trouver la motivation pour se dépasser

1) Prise de conscience et première erreur

La pire situation

Je m’efforce de maintenir mes efforts pour être au rdv du côté de mon travail. Je deviens de plus en plus irritable. Entre temps, devant notre inquiétude, nous récupérons notre 2ème fils afin de prendre soin de lui.

Cela aura été long mais tout prend fin finalement lorsque mon épouse accouche en 2015 de notre 3ème enfant et sa santé va beaucoup mieux très rapidement. Je peux enfin reprendre mes esprits !

Pas pour très longtemps car le projet d’entreprise s’intensifie et demande de plus en plus de mon temps. Je dois régulièrement me déplacer sur la France pour accompagner des démarrages de nouvelles activités.

Mes journées de travail sont interminables sans compter l’énergie dépensée. Autant dire que je suis totalement anéanti quand je rentres chez moi le soir.

Avec les aléas des transport en commun, cela vient mettre la cerise sur le gâteau ! Je n’ai plus la force de m’occuper de mes enfants, à part le minimum vital. Mes relations avec mon épouse se dégradent fortement.

Le déclic

Alors je me dis que nous devons assurer un avenir meilleur à nos enfants et à nous-même.

Comme je ne vois pas comment me libérer du temps, je pense à l’investissement locatif pour remplacer mon salaire à terme et quitter cette situation qui n’est plus tenable.

De plus, je suis persuadé que cette forme d’entrepreneuriat peut être un exemple pour mes enfants. En effet, cela me permettra de leur transmettre cette fibre entrepreneuriale, cette façon de prendre des risques, de construire sa vie et sa liberté.

En 2016, j’investis alors dans 4 places de parking en région parisienne. Sans formation particulière, je pensais faire une bonne affaire. Mais la mise en location allait me montrer que j’avais mal estimé la demande locative. Seule 1 place sera louée sur les 4 ! Cela va générer un cashflow négatif de -61€. Je revendrai ces places un an plus tard accusant une moins-value de 1200€.

2) Rester en phase avec soi

J’apprend l’immobilier

Persuadé qu’il s’agit de la bonne solution et toujours aussi déterminé à me sortir de ma situation, je persiste en me tournant vers la location de logement.

Cette fois, je me forme plus sérieusement à l’investissement immobilier.

Je découvre les techniques pour bien investir. Pourtant, j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose.

Utiliser les techniques me pose un problème de valeur : pas question pour moi de réussir mes investissements et d’atteindre mes objectifs au détriment des autres. Ce qui m’a le plus choqué dans ma formation a été de devoir faire des offres agressives pour bien acheter. Je ne me voyais pas agresser qui que ce soit. Cet état d’esprit ne me correspondait pas.

Alors j’ai décidé de faire des offres très basses (et pas agressives, note la différence) car ces offres se feraient dans un but constructif avec le vendeur. Mes investissements seraient rentables et les vendeurs seraient satisfaits de la transaction et du montant.

Construire son état d’esprit

C’est à ce moment-là que j’ai mis en place ma propre façon d’investir qui se résume en 3 points :

  • donner du sens à mes investissements
  • construire des relations gagnant/ gagnant
  • aider les autres

Le sens de mes investissement prend sa source dans la raison profonde pour laquelle j’investi : la liberté de vivre ma vie, la transmission de la fibre entrepreneuriale à mes enfants.

Les relations gagnant/gagnant se feront en ayant systématiquement des rapports de cordiaux avec mes interlocuteurs dans le but de construire sur le long terme. Cela est particulièrement vrai avec les agent immobiliers, les notaires, les banques, les artisans.

Pour finir, je veux aider les autres en mettant à leur disposition un logement de qualité et bien entretenu. Je veux que les personnes se sentent bien chez eux et soient heureux de vivre dans un logement agréable.

3) Le début de la réussite

La 1ère chasse immobilière

Je démarre donc mes recherches.

Quelques temps plus tard, je tombe sur un appartement de 31m2 carrez à vendre très bien placé (proche de la plage, du centre ville et avec toutes les commodités) sur la côte normande.

Il était affiché en agence à 65 000€ frais d’agence inclus. Un peu cher vue le prix auquel je pourrais le louer. Mais je ne m’arrête pas là. Je finis par retrouver le même bien vendu en direct par le propriétaire 60 000€.

L’emplacement correspond parfaitement à mes critères alors je décide de visiter.

Après 2h30 de voiture et 25€ de péage plus tard, j’arrive à l’appartement. Je suis accueilli par les propriétaires.

Ils m’expliquent au passage qu’ils détiennent aussi un appartement au 1er étage beaucoup plus grand (un T4) mais qu’il a été saccagé par le dernier locataire.

Je ne m’y intéresse pas (avec le recul, c’était une affaire à ne pas rater mais je n’étais pas encore assez affuté pour le comprendre) et nous démarrons la visite du studio au 2ème étage. La salle de bain est à refaire entièrement. Je me demande même comment quelqu’un pouvait se doucher dedans. La cuisine était en état correct mais n’est pas au niveau de prestation que je voulais garantir à mes locataires. La pièce principale est intéressante d’autant qu’on peut envisager de supprimer le mur entre la cuisine et le salon pour gagner en luminosité.

Avec des meubles en plus, cet appartement était parfait pour débuter.

La 1ère négociation

J’explique aux propriétaires que c’est un bien intéressant en lui dressant les avantages de l’appartement. Le but de cela est de construire une relation cordiale pour faciliter la négociation par la suite.

Dans la discussion, nous arrivons même à nous trouver des points communs : ils m’expliquent qu’ils partent régulièrement en voyage sur l’Île de la Réunion d’où sont originaires mes parents ! Nous en parlons pendant plusieurs minutes. La confiance s’était installée.

Le prix restait élevé selon moi et je décide alors de négocier le prix. Je leur précise que je vais leur faire une offre car l’appartement m’intéresse mais que je dois prendre en compte les travaux à réaliser pour rendre agréable le logement.

Je propose 39 000€ ! “Non cela n’est pas possible. Je peux descendre jusqu’à 45 000€ mais pas en dessous.” Ce prix me convient et nous partons sur ce prix qui me garantissait une bonne rentabilité.

A partir de là, je vais découvrir la vraie vie d’un investisseur surtout que je débutais.

La signature

On commence par le financement.

Je prépare mon dossier pour convaincre la banque de m’accompagner sur ce projet. Je réalise l’étude de marché pour consolider la valeur locative.

Rien de plus simple, je dépose une annonce fictive sur Le Bon Coin avec un prix de 450€ charges comprises pour voir si le bien à ce prix intéresse. Plus de 10 appels en 3 jours ! Cela me conforte sur le fait qu’il s’agit d’une bonne affaire.

Je suis reçu auprès de ma banque habituelle pour présenter le dossier. Ma banque est convaincu du projet et me félicite de la bonne affaire. Ouf ! On se met d’accord sur le taux (que je ne négocie pas) et les conditions.

Concernant les travaux, je n’avais pas encore de devis valable alors je valorise que j’ai rénové ma résidence principale et que je connais l’ampleur et le coût des travaux que j’estime à 8 000€. La banque me fait confiance et me suit.

Cela va s’avérer trop faible par la suite.

En tout cas, j’ai mon financement je finis par signer chez le notaire. C’est là que je comprend que le bien était une succession et qu’il y avait 3 héritiers. 15 000€ par héritier, voilà pourquoi nous sommes assez vite tombés d’accord sur le prix de vente !

Il faut absolument que je trouve un artisan qui peut prendre en charge le chantier de manière sérieuse.

Les travaux

Je met plusieurs mois pour trouver un artisan qui me semble professionnel et qui m’inspire confiance.

Finalement, j’en trouve un qui me présente un devis de 12 000€ soit 4 000€ de plus que ce que j’avais emprunté.  Heureusement, j’avais un fond qui me permettait de supporter le surcoût plus les quelques aléas. Mais à ce prix là, j’allais devoir réaliser moi-même un certain nombre de travaux.

Tant pis, je ne me défile pas et je valide le projet tel quel. Je profite pour lui expliquer mon projet d’investissements et lui faire comprendre que j’aurais d’autres chantiers à venir ce qui peut l’intéresser si le travail est bien fait et dans les temps.

Pendant les travaux, l’artisan va même réaliser une prestation supplémentaire sans augmentation de prix.

En parallèle de mon activité salarié qui était particulièrement pesante et chronophage, je prend 6 week-end entier pour réaliser l’électricité, la pose de la cuisine et l’ameublement de l’appartement.

Pour optimiser les coûts, je réserve un camion pour transporter le matériel. Le chantier se réalise avec beaucoup de sueur et de temps mais nous sommes satisfait du travail accompli.

La mise en location

Vient maintenant le temps de la mise en location.

Il s’agit d’une période stressante car je me demande si tout va se passer comme prévu.

Après quelques visites pour choisir notre locataire, nous retenons une personne dont le profil correspondait au critères pour un loyer de 485€ charges comprises.

Au final, 6 mois après l’acquisition, la rentabilité prévue était au rendez-vous et j’en suis vraiment fier. 220€ de cashflow net d’impôt tous les mois !

J’ai dépassé mes peurs et le regard des autres. Et surtout, j’avance modestement vers mon objectif et je sais que cela est désormais possible en répétant l’opération tout en respectant mes valeurs.

Je l’ai fait une fois, je peux le refaire plusieurs fois !

4) La confirmation

Refaire ce qui fonctionne

C’est reparti pour rechercher un nouvel appartement et réinvestir.

Cette fois, je trouve un studio de 23m2 proche de l’université, parfait pour un étudiant. Un changement, l’appartement est déjà loué en location nue à un étudiant à 370€ charges comprises.

Affiché à 45 000€, je sais que cela est un peu haut mais ce n’est pas un souci pour moi, je décide de le visiter.

L’appartement présente quand même 2 défauts majeurs : la salle de bain date d’une autre époque et sa décoration est très ancienne avec des couleurs foncées pour une petite pièce. A rénover du sol au plafond donc. La cuisine est également à revoir et surtout, il y a une fuite d’eau sur le robinet de l’évier.

Rien d’insurmontable en soit mais cela dévalorise visuellement (et ça compte) l’appartement pour le reste en bon état avec un bon potentiel. Une chambre séparée est présente même si sa superficie ne permet pas d’afficher comme un pièce à part entière.

Cela reste un très bon avantage.

Je procède toujours de la même manière.

Je sympathise avec le vendeur qui est un homme de la quarantaine. Je décide de négocier le bien et je commence par un offre à 35 000€ pour finalement aboutir sur le prix de 38 000€, ce qui me laisse une marge pour les travaux d’autant que je pense louer cette appartement à 430€ charges comprises lors du changement de locataire et après les travaux.

Rendre ses rêves concrets

Lors de la signature chez le notaire, j’échange beaucoup avec le notaire qui va en plus me donner plein d’information sur les quartiers de la ville où il est intéressant d’investir.

Cela fait parti des bonus qu’on peut avoir quand on a de bonne relation avec les personnes que l’on rencontre.

Ensuite, c’est parti pendant 6 mois environ. Les loyers sont réglés en temps et en heure donc pas de souci. Avec les travaux réalisé et le nouveau prix, le cashflow mensuel est de 150€ net d’impôts.

J’étais fier de mon avancée mais je voyais bien que remplacer mon salaire à ce rythme prendrai au moins une décennie. Alors je décide d’accélérer le mouvement en investissant dans les immeubles de rapport.

5) La vitesse supérieure

Se créer un réseau

Je reprend mes recherches et je trouve un premier immeuble qui semble être intéressant à visiter. Ce bien est vente via une agence immobilière.

L’agent me reçoit et me fait visiter mais cela n’est finalement pas intéressant et je ne fais pas d’offre. Par contre, comme d’habitude, j’échange beaucoup avec l’agent avec qui j’entretien des rapports chaleureux. Je lui expose aussi ma situation professionnelle, ce qui le rassure.

Cela va être payant car il me signale qu’il vient de récupérer un immeuble qui n’est pas encore sur le marché (il a récupéré les clefs le matin même !).

Il m’emmène donc le visiter. Il s’agit d’un immeuble de 4 appartements de type T2 avec une cours commune et 4 celliers. 2 appartements sont loués et 2 sont vides.

Le prix affiché est de 179 000€ frais d’agence inclus. Il y a de léger travaux à prévoir. Sur ce bien, je ne négocie pas car l’opportunité est belle et je me positionne donc au prix le soir même.

Mon modèle fonctionne

Ici, j’ai démontré à l’agent immobilier qu’en plus de ma bonne situation professionnelle, je suis réactif pour me positionner et contrairement à tous les conseils que l’on trouve sur internet, je n’ai pas négocier les frais d’agence. Ce qui lui convient aussi car il veut conclure ses affaires le plus rapidement possible et récupérer sa commission.

Notre relation long terme et gagnant/gagnant prend forme à partir de là. Je trouve facilement le financement pour la totalité de l’opération et je passe chez le notaire un peu avant la date maximale prévue dans le compromis de vente.

Je décide d’exploiter les appartements en location meublé à l’année. Une fois meublés, les 2 appartements vides sont loués 530€ charges comprises et plus des 2 déjà loués pour loyer de 700€ les 2.

Avec un cashflow de 700€ net, l’opération est intéressante en sachant que je n’exploite pas encore l’immeuble à son plein potentiel.

6) Appréhender l’inconnu

L’intérêt commun comme objectif

Fort de cette expérience, je recontacte l’agent immobilier qui m’a déniché l’immeuble de 4 appartements en lui disant que je suis toujours intéressé par d’autres investissement.

“Pas de problème, je vous recontacte dès que j’ai quelque chose.” 3 semaines après, je reçois son appel pour un bien rare dans le secteur et plutôt bien placé.

Il s’agit d’un local commercial de 165 m2 vide et en bon état général affiché à 109 000€ frais d’agence inclus. Ce type de bien pourrait se louer pour 1 000€ environ. Je ne connais pas le domaine de la location professionnel mais je visite le bien.

En discutant avec l’agent immobilier me confie un élément tout simplement incroyable : il a fait baissé de 50 000€ le prix avant de me contacter et, cerise sur le gâteau, le bien n’est pas encore sur le marché, je suis le seul sur cette affaire !

Voilà l’intérêt de construire des relations gagnant/gagnant !

Atteindre ses objectifs

Après avoir analyser comment je pourrais exploiter le bien, je fais une offre au prix toujours sans négocier les frais d’agence pour favoriser nos relations.

Je décide de transformer le local en cabinet médical de 4 bureaux que j’envisage de louer 2 000€ au minimum. Un notaire estime même que je peux louer vers 2 800€-3 000€ !

Une autre option serait la revente après travaux.

Reste à voir la partie travaux. Il me faut un artisan disponible. Je n’en trouve pas alors je demande à l’agent immobilier s’il connaît quelqu’un de confiance.

“Bien sûr, je connais un artisan qui vient de revenir dans la commune après 15 ans passé dans le midi”.

Une fois sur place ensemble, l’artisan est à l’écoute de mon projet et chiffre les travaux à 20 000€. Je me fais donc financer la totalité par ma banque qui me suit facilement.

A partir de ce moment-là je comprend que j’ai toute la confiance de mes interlocuteurs et qu’il est devenu facile pour moi d’investir désormais !

3) Et la suite ?

J’espère t’avoir éclairé sur mon histoire et d’où vient mon goût pour l’immobilier.

Mais surtout, avec cet article, je veux te démontrer qu’avec la motivation, la volonté, il est possible de se dépasser, de réussir des choses que l’on pense impossible au début.

Pour la suite, tu la connais. J’ai ensuite créé ma société de location professionnelle comme je l’explique dans cette page A propos.

Maintenant, dis-moi quel est ton histoire et ce qui te motive pour te dépasser.

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